Vélo à assistance électrique, comment ça fonctionne ?

Qu’est ce qu’un vélo à assistance électrique ? Il est vrai que l’on n’a pas forcément l’habitude de croiser ce type d’engin, ou bien on ne fait pas forcément attention car on les confond souvent avec des vélos ordinaires.

Aujourd’hui, les vélos à assistance électrique sont devenus monnaie courante, que ce soit dans les rues de Paris ou bien à la campagne. Nous allons tenter de décortiquer la manière dont ils fonctionnent.

Vélo à assistance électrique : les composants

Tout d’abord, celui qu’on appelle plus communément le « vélo electrique » ressemble généralement à ça :

Voici un vélo à assistance électrique, composée d'une batterie, d'un moteur et d'une commande de réglage de l'assistance

C’est tout simplement un vélo classique, auquel on a ajouté plusieurs élements :
un moteur électrique : il peut parfaitement être situé soit sur la roue avant, soit sur la roue arrière, soit sur le pédalier. Il faut savoir que le Législateur a prévu qu’aucun moteur électrique pour vélo ne puisse être en mesure dépasser les 250 W. Par ailleurs, la vitesse maximale qu’il est capable d’atteindre avec l’aide du moteur ne doit en aucun cas excéder les 25 km/h. Celui-ci est donc programmer pour ne plus aider l’utilisateur une fois que cette vitesse est dépassée.
Attention, ce moteur ne constitue qu’une assistance au pédalage, il ne doit en aucun permettre à l’usager d’avancer sans pédaler.
une batterie : il y a différentes familles de batteries. Chacune a ses propres avantages et inconvénients, vous pouvez en savoir plus sur ce guide des batteries de vélos électriques. Elle est rechargeable grâce à un chargeur, fourni avec le vélo éléctrique.
un controlêur électronique, qui va permettre de mettre en musique l’ensemble en coordonnant tous les élements du vélo. Sur la photo, il se trouve lié à la batterie.
un boîter de commande au guidon : ici, ça dépend des modèles de vélos. On apprécie ce petit boitier très utile qui permet de voir en temps réel plusieurs informations comme le kilométrage.

Vélo à assistance électrique : le fonctionnement

L’assistance peut s’effectuer de quatre manières distinctes :

par rotation du pédalier  : un capteur placé sur le pédalier va permettre de détecter ses rotions. Il n’est pas sensible à la pression mais au mouvements du pédalier, consécutifs à une poussée de la part de l’utilisateur. C’est pourquoi il faut attendre que le pédalier ait fait un tour complet pour que le moteur s’enclenche.
par capteur de pression : le capteur ne va pas s’enclencher suite à une rotation, mais lorsqu’il détectera une pression exercée sur le pédalier par l’usager. C’est un système que l’on recommandera aux usagers les plus expérimentés, car il force le cycliste à maintenir une pression continue sur les pédales, ce qui peut être compliqué pour certains débutants.
par capteur d’effort : ici, le capteur va mesurer les torsions mécaniques induites par le mouvement du cycliste. C’est comme ça qu’il va pouvoir définir « la bonne puissance » à apporter à celui-ci. Il faudra appuyer fort sur la pédale pour bénéficier de la totalité de la puissance du moteur. On conseillera ici de tenter d’avoir un pédalage rond (être plus régulier dans ses efforts) afin de maximiser son efficacité énergétique.
par tension du cardan ou de la chaîne : peut-être le système le moins utilisé. Le moteur va délivrer de la puissance lorsque la chaîne ou le cardan est sollicité, ce qui induit une très bonne réactivité, mais force le cycliste a appuyer constamment sur ses pédales.

Vous trouverez plus d’informations sur notre guide sur le fonctionnement d’un capteur de pédalage.

Doit-on encore pédaler avec son vélo éléctrique ?

Et oui !
Il faut savoir que le vélo à assistance électrique fait l’objet d’une lourde réglementation de la part des instances européennes. Le moteur ne peut en aucun cas se substituer à l’action de la personne qui utilise le vélo.
Il faut savoir que l’on nous a proposé récemment des systèmes par lesquelles une poignée permettait d’accéler, sans même pédaler. Nous avons immédiatement refusé d’acquérir ces modèles dans la mesure où cela est strictement interdit.
Du coup, si vous en avez marre de pédaler, on vous conseille d’acquérir un gyropode ou un scooter 🙂